

TOLKIEN ÉSOTÉRIQUE
Avec un texte inédit d’Elemire Zolla Aux débats un brin ridicules qui agitent certains désirant savoir si tel ou tel aspect de l’œuvre de Tolkien est de « gauche » ou de « droite », il nous a paru intéressant d’apporter au dossier une pièce décisive, en provenance d’un pays où, depuis la Seconde Guerre Mondiale, tout a toujours été irrémédiablement politique – jusqu’à la manière de cuire les pâtes. Quand parut en Italie, en 1970 chez Rusconi, la première traduction intégrale


LES NÉMÉSIS DE FEU
LECTURES EN 49 LIGNES, #5 Pierre Pigot « L’HUMILIATION DES NORTHMORE » DE HENRY JAMES Vingt pages : c’est tout ce qu’il faut à Henry James, à rebours de sa réputation de prolixité verbale et labyrinthique, pour développer, la graine du thème qui fonde L’Humiliation des Northmore, récit paru en 1900 dans le recueil The Soft Side. C’est une histoire en apparence cousine du Motif dans le tapis, ou des Papiers d’Aspern, avec sa matière vive littéraire à la fois absurde et comiq


HEUREUX QUI COMME ULYSSE
LECTURES EN 49 LIGNES, #4 Pierre Pigot « UN CONTE DE DEUX VILLES » DE CHARLES DICKENS « C’était le meilleur des temps, c’était le pire des temps ; c’était l’âge de la sagesse, c’était l’âge de la folie ; c’était l’époque de la foi, c’était l’époque de l’incrédulité ; c’était la saison de la Lumière, c’était la saison de l’Obscurité ; c’était le printemps de l’espoir, c’était l’heure du désespoir ; nous avions tout devant nous, nous n’avions rien devant nous » : les lignes q


1 CYGNE, 4 TRANSFIGURATIONS
VARIATIONS SUR UN MALLARMÉ MALMENÉ En dehors de ses polémiques avec Edmund Wilson (et une bonne moitié des universitaires occidentaux) autour du Eugène Onéguine de Pouchkine, Vladimir Nabokov, sur ce sujet si épineux du passage de la langue russe poétique à toute autre langue de ce monde, eut une autre victime régulière : le poète américain Robert Lowell, qui avait donné dans un recueil intitulé Imitations des versions pour le moins très libres de Baudelaire ou de Rimbaud. N


JOUR DE SPOILER
Richard Gaitet « Trouver pour l’amour un mot plus fort, un mot qui serait comme du vent mais soufflant du dedans de la terre, un mot qui n’a pas besoin de montagnes mais d’immenses cavernes où il a pris ses quartiers et d’où il s’élance par monts et par vaux, comme de l’eau mais sans être de l’eau, comme du feu mais ne brûlant pas, lumineux de part en part comme le cristal mais ne coupant pas, une forme pure, transparente, un mot comme la voix des animaux mais qui se comprend


« TOUT CE BORDEL DEVRAIT ÊTRE EN LIVRE DE POCHE »
Une lettre inédite de Thomas Pynchon Alors qu’à l’automne prochain, les éditions Bourgois publieront la traduction française de Shadow Ticket, le dernier roman paru de Thomas Pynchon, dans une traduction de Nicolas Richard qui ne pourra être qu’optimale, nous profitons de cet événement imminent pour reproduire ci-dessous la traduction d’une lettre de Pynchon lui-même, apparue il y a plusieurs années lors d’une vente aux enchères d’un ensemble de documents le concernant. L’aut





















































